‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 149 sur 219 · s, HiERox,, epist. ad Pammach · texte numérisé non relu

s, HiERox,, epist. ad Pammach

des Camille, pourrait se résoudre à traverser la ville sous la robe uoire d'an religieux, et ne rougirait pas de paraître ainsi vêtu au milieu des sénateurs? C'est ainsi que cet ambitieux du consulat céleste conquiert les suffrages des pauvres par des largesse plus puissantes que les jeux ou les spectacles. Homme illustre, éloquent et riche, il descendit du plus haut rang de l'Etat à celui de compagnon de la populace romaine. Mais avant de se donner à Jésus-Christ, son nom n'était connu que dans le sénat : ignoré quand il était riche, aujourd'hui il est béni dans toutes les églises de T univers. »

Pammachius, qui consacra ainsi sa fortune et ses jours au soin des pamTCs, fut à la fois secondé et dépassé dans ses œuvres de charité par une veuve d'un cœur plus grand encore que son nom : c'était Fabiolai, issue de cette prodigieuse race des Fabius, dont trois cents se firent tuer en un seul combat pour Rome, et qui la sauva en lui donnant le grand homme contre lequel le bras d'Annibal ne sut pas prévaloir. Mariée à un affreux débauché, elle avait profité de la loi romaine pour le répudier et se pourvoir d'un époux plus digne; puis, éclairée par sa foi, elle expia cette faute par une pénitence publique dans la basilique du Latran et

Page 1