‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 150 sur 219 · Voir sa Vie par saint Jérôme, epist. 30, ad Oceannm · texte numérisé non relu

Voir sa Vie par saint Jérôme, epist. 30, ad Oceannm

consacra sa viduité à une longue et féconde expiation. Elle employa ses immenses richesse à la fondation du premier hôpital qu'on eût encore vu à Rome, où elle recueillit les pauvres malades ramassés sur les places de la ville, pour les servir et les nomTir de ses propres mains, laver lem^s plaies et leurs ulcères dont chacun détournait les yeux, soulever et frictionner leurs membres endoloris et soulager l'agonie des moribonds*. Elle y mettait tant de tendresse et de maternité, que les pauvres valides appelaient la maladie pour devenir ses clients. Des indigents, sa maternelle générosité s'étendit aux religieux. Elle ne se contenta pas de pourvoir aux besoins de tous les cénobites des deux sexes à Rome et dans le Latium : elle allait de sa personne ou par ses envoyés soulager l'indigène c* des monastères cachés dans les replis des plages de la Méditerranée, et jusque dans les îles, partout enfin où les chœurs des moines élevaient au ciel leur voix pure et plaintive.

Enfin, de concert avec Pammachius, et préludant ainsi à une des gloires les plus permanentes et les plus universelles de l'Ordre monastique, elle fit bâtir à l'embouchure du Tibre- un hospice à

Page 1