‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 156 sur 219 · Algust., (/e Gestis Pela g · texte numérisé non relu

Algust., (/e Gestis Pela g

recrues dépouillées de tout leur avoir au profit des pauvres du Christ, et qu'il enrôle dans les légions monastiques. Il poursuit sans relâche ceux qui résistent, qui reculent au dernier moment. Il écrit à Julien : « Tu as donné à bien des pauvres , mais il en est plus encore à qui tu n'as pas donné. Les richesses de Grésus ne suffiraient pas au soulagement de ceux qui souffrent. Tu protèges les moines, tu fais des dons aux églises, tu te mets au service des saints ; il te reste une chose à faire : c'est de changer ta vie et d'être désormais saint au milieu des saints \ »

Mais son admiration pour la vie monastique ne Taveuglait pas sur les vices et les abus qui se glissaient déjà parmi les cénobites. Nul n'a dénoncé, nul n'a flétri plus énergiquement que lui les faux moines , les faux pénitents, les fausses veuves et les fausses vierges. Il signale d'une main hardie toutes les fautes et tous les périls de l'institut : tantôt la mélancolie noire dégénérant en hypocondrie à la suite d'excès de lecture ou de jeûnes immodérés, et plus apte à recevoir les secours de la médecine que les enseignements de la pénitence " ; tantôt le faste et le luxe qui se déguisaient sous le manteau du solitaire, sans renoncer aux recherches de la

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