Ibid., c
qu'ils peuvent bien chanter en travaillant, comme font souvent les rameurs et les ouvriers \ Il termine en soupirant après ce labeur régulier et modéré des moines, qui partageaient leur journée entre le travail manuel, la lecture et l'oraison, tandis qu'il fallait consumer sa vie dans les pénibles et tmnul tueuses perplexités de l'épiscopat, compliqué alors par le jugement et l'arbitrage d'une foule d'affaires temporelles.
Ainsi, après avoir eu pour apologiste le plus célèbre des Pères d'Orient, saint Jean Ghrysostome, les moines eurent F honneur de trouver un législateur et un réformateur dans le plus illustre et le plus éloquent des Pères d'Occident. Tous deux consacrèrent leur génie à défendre et à régler un institut qui apparaissait de plus en plus nécessaire à TEglise et à la société chrétienne.
Avant de quitter l'Afrique, signalons un autre saint moine, illustre par son éloquence et ses écrits, évêque comme Augustin, et exilé pour la foi comme Athanase. Saint Fulgence, abbé d'un monastère africain, enflammé par la lecture de la \ie des Pères du désert, s'embarqua pour aller vivre en solitaire dans la Thébaïde. Mais l'Egypte, déchirée par les schismes et les hérésies, et déjà livrée à l'esprit de mort, n'offrait plus, à la fin du v^ siècle,