‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 180 sur 219 · De Opère monachorum, c · texte numérisé non relu

De Opère monachorum, c

(( moines; ces paysans, ces ouvriers, ces plébéiens, (( ont passé par un apprentissage assez rude pour (( les rendre aptes à leur nouvel état. Les refuser se- (( rait un crime, car beaucoup d'entre eux ont déjà (( donné de grands exemples de vertus \ » Il veut donc qu'on les admette, même quand on ne serait pas bien sûr du motif qui les amène, si c'est pour servir Dieu, ou seulement pour fuir une vie dure et indigente, se faire nourrir, habiller et en outre honorer par ceux qui avaient coutume de les mépriser et de les opprimer. Mais il veut surtout qu'on les astreigne rigoureusement au travail. A ces plébéiens il oppose l'exemple des patriciens, dont la conversion édifiait alors même toute l'Église, et qui arrosaient de leurs sueurs les jardins monastiques. « Il ne faut pas, » disait-il, « que de simples ou- (( vriers soient oisifs là où l'on voit travailler des sé- (( nateurs, ni que les paysans fassent les renchéris (( là où viennent immoler leurs richesses les sei- (( gneurs de si a astes patrimoines-. » Il combat en outre les apologistes de l'oisiveté religieuse par l'exemple et les paroles de saint Paul, qui passait sa vie en fabriquant des tentes par le travail de ses mains. A ceux qui prétendaient se dispenser du travail pour chanter les louanges de Dieu il répond

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