Sllp. Sever., Hist. sacr. lib. u, in fin
3. Imperator per Magnum et Rufum episcopos depravalus... Hoc modo homines liice indignissiini, pessimo exemplo necati. Ibid. depravalus conoiliis sacerdotum. Dial 4, de Vit. S. Martini.
EN OCCIDENT. 23o
retourna de Tours à Trêves pour obtenir qu'on épargnât du moins le reste de la secte. Mais il avait solennellement rejeté la communion des évoques persécuteurs ^ ; et il ne consentit à lever la flétrissure que la réprobation publique d'un si saint évêque imprimait à ses collègues, qu'après avoiireconnu que c'était le seul moyen de sauver la vie aux priscillianistes qui restaient à égorger en Espagne-, où d'ailleurs le supplice de leur chef, regardé désormais comme un martyr, loin d'éteindre^ son hérésie, ne servit qu'à la fortifier et à l'étendre ^ . Encore se reprocha-t-il vivement cette concession : il déclarait en pleurant qu'il en sentait sa vertu amoindrie. Pendant les seize années qu'il vécut encore, il s'abstint de toute assemblée d'évêques, de peur d'y rencontrer ceux qu'il regardait comme coupables d'un crime et d'une nouveauté inouïe dans les annales de l'Église '. Il tint ainsi la noble promesse qu'avait faite son maître, saint Hilaire, lorsqu'en dénonçant à l'empereur Constance les atroces cruautés des ariens contre les catholiques, il ajoutait : « Si l'on employait de telles violences
1. Saint Ambroise. qui se trouvait aussi à Trêves à cette époque, s'abstint également de la communion des évêques qui poursuivaient la mort des priscillianistes.