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et au milieu de l'abjecte adulation d'une foule d'évêques qui asservissaient la dignité du sacerdoce à la clientèle impériale, « seul entre tous, » dit son biographe ^ , (( Martin conserva la dignité de Fapôtre » . Il fit plus encore pour l'honneur de son nom et de sa foi, en protestant et contre F intervention du pouvoir séculier dans les causes ecclésiastiques, et contre le supplice de l'hérétique Priscillien et de ses complices. L'empereur Maxime avait cédé aux obsessions des évêques espagnols qui, à peine échappés au fer des bourreaux païens, demandaient déjà le sarig des hérétiques. Martin poursuivit les accusateurs de ses reproches et l'empereur de ses supplications. Il soutenait que l'excommunication prononcée contre les hérétiques par sentence épiscopale suffisait et au delà pour les punir-. Il crut avoir réussi , et ne quitta Trêves qu'avec la promesse impériale qu'il serait fait grâce aux coupables.
Mais, après son départ, les indignes évêques revinrent à la charge, et arrachèrent à Maxime l'ordre de faire périr Priscillien et ses principaux disciples ^ Informé de ce détestable jugement , Martin