‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 204 sur 219 · SiDON. Apollin., epist. vu · texte numérisé non relu

SiDON. Apollin., epist. vu

2. Voir l'histoire de Wulflaïch, racontée par Grégoire de Tours, Hist. Franc, Yui, 15, et traduite par M. Guizot, Hist. de la civilisation en France, leçon 14.

Au monastère do Randan ce mémo Grégoire connut un prêtre qui se tenait toujours debout et qui en avait les pieds tout malades' . De là ilalla rendre hommage de loin à un religieux nommé Galuppa, qui passait sa vie dans une caverne au haut d'un des pics du Cantal, en proie aux extases et aux tentations diaboliques. Des pâtres avaient vu un jour de très loin un Yieillard agenouillé sur un sommet, les bras levés vers le ciel. Ils avaient révélé son existence sans pouvoir l'aborder; car, même quand les évêques venaient le visiter, cet austère solitaire ne leur permettait que d'approcher du pied de son rocher, tandis que lui, à genoux sur le rebord de sa grotte, recevait d'en haut leurs paroles et leur bénédiction^.

Bien avant cette récente végétation du grand arbre monastique et pendant toute sa durée, un nouveau foyer de vie religieuse s'était allumé à Textrémité orientale delà Gaule, sur ces monts du Jiu*a qui la séparent de PHelvétie, et au cœur de la province Séquanaise, qui, après avoir été le théâtre des premiers exploits de César en deçà des Alpes, allait devenir la Thébaïdedes Gaules. Un Séquanais nommé Romain (425), élevé au monastère d'Ainay près Lyon, quitte à trente-cinq ans la maison pa-

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