‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 76 sur 219 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

SOMMAIEE.

L'empire romain, devenu chrétien, offre un spectacle plus triste et plus surprenant que sous les Césars païens. — L'alliance du sacerdoce et de l'empire n'empêche ni la ruine de l'État ni la servitude de l'Église. — Les Pères de l'Église unanimes à reconnaître la précoce décadence du monde chrétien. — Action du pouvoir impérial sur l'Eglise. — Intervention personnelle des empereurs dans la théologie; tout hérésiarque trouve un auxiliaire sur le trône; persécutions et vexations plus cruelles qu'avant Constantin. — La divinité du prince encore proclamée sous ïhéodose. — La société civile, chrétienne de nom, reste au fondsoumise au paganisme dans sa forme la plus dégénérée. — Despotisme sans frein des empereurs ; tortures de la fiscalité. — Tout périt en Orient ; tout l'Occident est à l'abandon. — Dégradation militaire; abjection morale; égalité dérisoire des citoyens romains; impuissance sociale du droit romain. — La vertu et la liberté ne se retrouvent que dans l'Église; mais l'Église ne réussit pas à transformer le vieux monde impérial. — La société civile ne doit pas se résigner au néant. — Pour préserver la chrétienté d'avoir tout entière le sort du Bas-Empire; il faut deux invasions, celle des Barbares et celle des moines.

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