De xoivôç, commun, et piow, vivre
moines, poiir y prêcher sur la place piil)liquc contre les ariens et rendre témoignage à la divinité du Christ (310). Il fait ainsi face à la fois aux deux grandes ennemies, à la corruption païenne et à l'hérésie. Après avoir bravé les magistrats impériaux, affronté leurs soldats, réfuté leurs arguments, il mérite d'avoir pour hôte, pour ami, pour élève, pour biographe, l'immortel Athanase, le grand évêque, l'éloquent docteur, celui qui, au prix de tant de souffrances, sauva la vraie foi et fit triompher les décrets du concile de Nicée. L'empereur Constantin et ses fils lui écrivent humblement comme à leur père, pour lui recommander les destinées de la nouvelle Rome. Il est proclamé le boulevard de l'orthodoxie, la lumière du monde. L'enthousiasme des populations éclate partout à sa vue : les païens, et jusqu'aux prêtres des idoles, accourent sur ses pas et s'écrient : « Laissez-nous voir Fhonmie de (( Dieu ' » . Mais il a hâte de rentrer dans sa Thébaïde : « Les poissons meurent », disait-il, « quand (( on les tire à terre, et les moines s'énervent dans les (( villes; rentrons vite dans nos montagnes, comme (( les poissons dans l'eau - ». Il y achève sa vie au milieu d'une aflluence toujours croissante de disciples et de pèlerins qui recueillaient ses instruc-