‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 98 sur 219 · s. Athan., Vit. S. Ant., c · texte numérisé non relu

s. Athan., Vit. S. Ant., c

2. Ut pisces ad mare, ita nos ad montemfestinemus, Ibid., c. 53.

tions en langue égyptienne, et qui admiraient en lui jusqu'à la beauté inaltérable de ses traits, que l'âge ne parvenait pas à détruire ^ , et surtout sa gaieté, sa joyeuse et avenante affabilité, marque infaillible d'une âme qui plane dans les régions sereines. Il laisse à ses frères, dans un discours mémorable, le récit de ses longues batailles avec le démon, en même temps que le code des vertus et des grâces qui sont nécessaires à la vie solitaire". Il meurt enfin, plus que centenaire (3 06), après avoir fondé par son exemple, par son immense popularité, l'influence et la grandeur de la vie religieuse.

Auprès de lui, voici Paul qui l'avait devancé de vingt ans dans le désert (vers 230), Paul, le plus illustre et le plus constant des anachorètes, qui passe poiu* l'instituteur de cette vie érémitique que le grand Antoine devait adopter, transformer et remplacer par la vie cénobitique. Découvert par Antoine dans sa caverne, à l'ombre du palmier qui lui fournissait de quoi se nomTir et se vêtir, il lui offre cette hospitalité que l'histoire et la poésie ont célébrée à l'envi % et meurt en lui léguant cette

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