‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 103 sur 201 · Bede, IV, 3. Cf. Varin, mémoire cité · texte numérisé non relu

Bede, IV, 3. Cf. Varin, mémoire cité

nouveau règne, l'accord entre le roi et l'évêque fut complet. LesPictes crurent que la jeunesse d'Egfrid leur fournirait Foccasionde regagner tout ce que son père leur avait enlevé. Un soulèvement général eut lieu, secondé par tous les auxiliaires que pouvaient lui fournir les populations indomptées de la Galédonie (670). Mais Egfrid, en digne successeur des vaillants rois Oswy et Oswald, se mit à la tête d'un corps de cavalerie, surprit les ennemis et les extermina. On ne nous dit pas si la religion fut pour quelque chose dans cette guerre ; mais on voit que tous les vœux de Wilfrid étaient pour le triomphe des Northumbriens, par le langage de son ami Eddi, qui traite les Pietés de brutes (quoiqu'ils fussent déjà chrétiens) , qualifie de bestiale leur haine du joug saxon, et se réjouit de ce que deux rivières eussent été tellement encombrées de leurs cadavres, qu'on put les passer presque à pied sec pour courir sus aux survivants et les ramener sous le joug détesté qu'ils devaient secouer pour jamais quinze ans plus tard*.

Wilfrid dut être plus embarrassé lorsque son ancien et fidèle ami, le protecteur de sa disgrâce, le mari de la douce Ermenilda, Wulphère, trop fidèle aux traditions de son père Penda, vouhit à son tour écraser le jeune Egfrid et rendre de nouveau la Northumbrie tributaire des Merciens. Mais il se décida

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