‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 106 sur 201 · Eduils, c · texte numérisé non relu

Eduils, c

ET ETHELDRERA. 241

pas croire au miracle ; mais qui ne se sentirait ému par le cri de cette mère? et qu'on est heureux de retrouver chez Wilfrid cette bonté de cœur que Dieu donne quelquefois aux grands lutteurs, aux rudes champions, et qui seule les rend complètement irrésistibles !

Ajoutons, pour rester dans la triste réalité des choses d'ici-bas, que la mère une fois en possession de son enfant ne voulut plus le rendre et s'enfuit avec lui chez les Bretons^ , c'est-à-dire chez les ennemis intimes de notre saint, probablement dans la Cumbrie qui était encore du diocèse de Wilfrid, et d'où il fallut qu'un officier de Févêque ramenât de force l'enfant auprès de son bienfaiteur. Il devint ensuite moine à Ripon et on ne l'appelait que le /ils de révëque.

On ne comprend pas comment Wilfrid pouvait avoir besoin de recrues involontaires pour peupler ses monastères, puisque le nombre des religieux qui les encombrait est un des faits les mieux établis, de son histoire. En outre, les monastères northumbriens étaient, comme partout, des écoles, et un grand nombre d'enfants qui y étaient reçus s'enrôlaient parmi les maîtres. Mais un texte important de la vie de notre saint démontre que l'éducation claustrale était une vraie éducation publique qui

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