Lateniem sub alis Britonum, dit Eddius
MOINES 'd'occ. , ir. 14
formait les jeunes gens pour le monde aussi bien que pour le cloître. Il est dit expressément que les Anglo-Saxons d'un rang élevé, les ealdormen et les thaneSy s'empressaient de confier à Wilfrid leurs enfants, pour être élevés dans ses établissements monastiques, et qu'à la fin de leur éducation, ils choisissaient entre le service de Dieu et le service du roi ^ . S'ils se décidaient pour la vie séculière et militaire, Wilfrid les envovait au roi tout armés, comme il était arrivé lui-même à quatorze ans, au sortir de la maison paternelle, chez la reine Eanfleda. Pendant tout le cours de son laborieux épiscopat, Famour de Dieu et l'amour des âmes inspirèrent à Wilfrid de grands efforts pour consacrer au service de l'Église les ressources inépuisables des arts dont l'Ordre monastique était alors l'unique foyer. La musique surtout lui parut un auxiliaire indispensable de la nouvelle religion. Il ne se contentait pas de constituer dans l'enceinte de ses monastères l'enseignement musical dont les professeurs lui étaient venus de la grande école du chant grégorien à Gantorbéry; avec le concours d'Etienne Eddi, qui nous a laissé le récit de sa vie, il propagea cet enseignement dans toutes les églises du nord de l'Angleterre. Grâce à lui, les paysans anglo-saxons mêlaient à leurs travaux comme à leurs prières, le chant doux