BiîDE, ni
pouvait concourir à la propagation -et à la consolidation du Christianisme. 11 donnait lui-même l'exemple ■de toutes les vertus chrétiennes, et passait souvent des nuits entières en prières, plus occupé encore du royaume des cieux que de cette patrie terrestre qu'il avait su si bien reconquérir et pour laquelle il allait sitôt mourir. Il ne se bornait pas à prodiguer, avec une humble et tendre charité, Faumône de ses richesses aux petits , aux pauvres , aux malades , aux voy a geurs , aux indigents que l'évêque nourrissait de la parole évangélique. Il lui servait en outre d'interprète; et c'était, nous dit Bede, un charmant spectacle que de voir le roi , qui avait pendant son long exil appris à fond la langue celtique, traduire lui-même, aux grands chefs et à ses principaux officiers, aux eorls et aux thanes, les sermons de Févêque, qui ne parlait encore qu'imparfaitement la langue des Anglo- Saxons \ Cette tendre amitié, cette fraternité apostolique qui unissaient ainsi le roi et l'évêque des Northumbriens, a peut-être plus contribué que tout le reste à honorer et à consacrer leur mémoire dans les annales de l'Angleterre catholique.
Oswald était trop actif, trop populaire , trop énergique et trop puissant pour ne pas faire sentir son action