‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 13 sur 201 · Bede, ni · texte numérisé non relu

Bede, ni

et son influence en dehors des limites de son propre royaume. Gomme Edwin, dont il se rapproche par tant de côtés, malgré la rivalité de leurs deux familles, il porta ses regards et ses pas au midi de FHumber. Edwin avait converti, au moins pour un temps, ses voisins et ses vassaux, les Est^Angliens ; Oswald alla plus loin, et contribua efficacement à la conversion du royaume le plus puissant de l'Heptarchie après la Northumbrie, celui des Saxons de l'Ouest, ou de Wessex, destiné à absorber et à remplacer tous les autres. Leurs rois prétendaient, eux aussi, être issus du sang d'Odin; ils descendaient d'un chef nommé Gerdic, le plus vaillant peut-être de tous les envahisseurs du soi breton, et qui par quarante ans d'efforts et de combats avait consolidé sa conquête. Ge fut dans cette race belliqueuse qu' Oswald voulut se choisir une épouse : mais à l'inverse de ce qui s'était vu jusqu'à lui, ce fut, dans cette union d'un nouveau genre, le mari et non la femme qui eut l'initiative de la conversion. En allant chercher sa fiancée, Kineburga, chez les Saxons de l'Ouest, le roi de Northumbrie y rencontra un évêque italien,, qui avait entrepris leur conversion, tout en les trouvant aussi païens que possible. Il seconda de son mieux l'œuvre laborieuse du missionnaire étranger ; et, le roi dont il devait épouser la fille ayant consenti à se laisser baptiser, Oswald fut son parrain et devint

ET LA REiNAISSANCE NORTHUMBRIEiNNE. 31

ainsi le père spirituel de celui dont il allait être le gencli^e ^ . Il ramena en Northimibrie la jeune néophyte, qui lui donna bientôt un fds, trop peu digne de son père, mais destiné au moins à être, lui aussi, le fondateur d'un monastère dont le rôle n'est pas sans importance dans l'histoire de son peuple.

Tout ce bonheur ne devait dm^r que ce que durent ici-bas le bien et le beau. Le terrible Penda était encore là, et, sous la main de fer de ce redoutable guerrier, la Mercie restait le foyer du paganisme, tout comme la Northumbrie était devenue, sous Edwin et Oswald, le foyer de la vie chrétienne dans la Grande-Bretagne. Il avait laissé impmiie la mort de son alHé le Breton Cadwallon; il n'avait rien fait pour empêcher Favènement et la consolidation d'un nouveau roi chrétien en Northumbrie. Mais quand ce roi voidut franchir le fleuve qui formait la limite des deux royaumes et réunir à son royaume une province qui avait toujours été aux Merciens-, Penda, malgré sa vieillesse, retrouva son vieil acharnement contre ceux qu'il voyait de nouveau, comme

Page 1