Il est fait évêque de Lichfîeld
703. Assemblée de Nesterfield. Wilfrid refuse de signer sa déchéance.
Deuxième appel au Saint-Siège; troisième voyage à Rome. 705. JI revient en Angleterre : assemblée des bords de la Nid : on
lui rend ses deux grands monastères de Ripon et de Hexham. 709. 11 meurt à Oundle.
La trêve qui lui fut accordée au milieu de sa labo rieuse carrière ne dura que cinq ans (686-691). Elle avait été plus d'une fois troublée : le calme et l'orage avaient alternativement caractérisé les relations de Wilfrid avec le roi Aldfrid, justement cher aux Northumbriens, que son courage et son habileté avaient préservés des suites désastreuses de la catastrophe d'Egfrid. Mais en 691 , ce roi, délivré de l'ascendant que l'archevêque Théodore exerçait sur lui comme sur toute l'Angleterre, ne garda plus de ménagements envers l'évêque dont la puissance morale et matérielle l'oflusquait, comme elle avait offusqué son père et son frère. Prédisposé d'ailleurs par son éducation et son long séjour en Irlande à favoriser les tendances celtiques, il est à croire qu'il se laissa facilement dominer par les rancunes et les défiances que conservaient assez naturellement à l'endroit de Wilfrid les disciples et les partisans des moines et des évêques de race scotique. La discorde se ralluma donc entre la royauté northumbrienne et cet esprit exclusivement romain et bénédictin dont Wilfrid s'était fait l'intraitable champion^ .
Trois griefs principaux étaient imputés au grand évêque : les deux premiers remontaient à l'origine de la lutte engagée par Wilfrid entre les Celtes et les Romains ; il s'agissait du monastère de Ripon, fondé