Vita, c
2. Pendebat autem auca in pariete... Citissime niiUiteeam in caldaria : coquite et comedite... Vita, c. 36.
426 SAINT GUTHBERT.
(( plus hautes que moi. Et, en première ligne, mon « cher vieux Boisil, qui m'aaccueilK et formé, dans ce mon adolescence, à Melrose \ »
Ainsi s'écoulèrent, dans cette chère solitude et dans ces aimables relations, huit années bien douces (676-684), les plus belles de sa vie et précisément celles où toute la Northumbrie était agitée par la lutte entre Wilfrid et le nouveau roi Egfrid. L'expulsion du grand évêque de son siège d'York, son premier appel à Rome, son retour avec une sentence favorable , son intervention infructueuse auprès d'Egfrid, son emprisonnement et son exil, tous ces grands événements n'ont laissé aucune trace dans la vie de Guthert, tranquille et heureux sur son roc insulaire, jusqu'au jour où le contre-coup l'en vint atteindre à son tour.
Ce jour (684) fut celui où le roi des Northumbriens, accompagné de ses principaux nobles et de presque toute la communauté de Lindisfarne, vint débarquer sur le rocher de Farne, pour le supplier à genoux et en pleiu'ant^ d'accepter la dignité épiscopale, à laquelle il venait d'être promu dans le synode de Twyford, présidé par l'archevêque Théodore. Il ne céda qu'en pleurant lui-même et après la plus vive résistance. Il obtint au moins que son sacre