‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 192 sur 201 · Vita S. Botulfi, c · texte numérisé non relu

Vita S. Botulfi, c

492 WEARMOUTH

s'était chargé de la boulangerie, et tous les jours on le trouvait au four, occupé à le nettoyer, à le chauffer ou à y cuire du pain pour toute la maison ^ . Sa renommée parvint bientôt jusqu'à Benoît Biscop qui, dès le commencement de son entreprise, avait demandé à Wilfrid de lui céder et avait été exaucé ; c'est la seule trace que l'on rencontre dans l'histoire d'un lien quelconque entre le célèbre évêque d'York et les grands monastères créés par son ami de jeunesse. Transféré à Wearmouth, Geolfrid y avait aussitôt été chargé de remplacer, comme prieur, l'abbé Benoît, pendant ses voyages. Mais il trouva, parmi les nouveaux religieux, des fils de nobles seigneurs, comme lui, qui refusèrent de s'astreindre à la sévère discipline dont il donnait à la fois les préceptes et l'exemple, et qui le poursuivirent de leurs murmures et de leurs calomnies ^. Sur quoi, il profita de l'absence de Benoît pour se démettre de sa charge et s'en retourner à Ripon afin d'y reprendre sa vie d'autrefois. 11 fallut que Benoît courût après lui et le ramenât à force de prières. Cela fait, il ne le lâcha plus, et l'emmena avec lui dans ses voyages jusqu'au jour où, comme on l'a vu, il confia la fonda-

1. Pistorii oOicium tenens, inter cribrandum clibanumque accendendiim mundandumque, et panes in eo coquendos, presbyteratus ceremonias sedulus discere simul et exercera non omisit. Append.^ p. 417.

Page 1