Vita S. Botulfi, c. 2 et
2. Située sur la Witham, dans le Lincolnshire, la ville anglaise de Boston a donné son nom à cette célèbre capitale du Massachusetts, dont la gloire a été si populaire et l'influence si considérable dans l'Amérique du Nord.
compatriotes, mais toujours occupé à faire régner au sein de sa communauté l'observance bénédictine dans toute sa régularité ; ce qui ne laissait pas que de paraître une grave innovation dans la contrée où il s'était fixé. D'après le soin que met son biographe contemporain à insister sur ce trait distinctif à toutes les époques de sa vie, on voit qu'il rencontra dans ses religieux plus d'une résistance, et qu'il n'en vint à bout qu'en sacrifiant quelquefois sa mansuétude naturelle et sa popularité aux devoirs austères de sa charge abbatiale. Il répétait tous les jours à ses disciples les textes et les leçons qu'il avait rapportés d'outre-mer; et, jusque sur son lit de mort, pendant les étreintes du mal qui consumait sa vieillesse, il ne cessait d'évoquer les souvenirs de ses voyages monastiques et de vanter la douceur et la beauté de la véritable Règle ^ .
Imbu des préceptes de ce grand docteur de la vie religieuse, G eolfrid revint à Ripon, pour y redoubler de zèle et de ferveur dans la pratique de son état. DcA^enu maître des novices, à Ripon, le fils del'ealdorman s'y était signalé par son zèle pour tous les travaux manuels qui devaient inspirer tant de repu gnance à la fierté et aux habitudes des nobles anglosaxons. Sans renoncer aux fonctions sacerdotales, il