BEDE, m, 25; IV
3. Adamnàn, II, 16. — Mais il est très difficile d'admeltre celte identité du Colman dont parle Adamnan avec l'évêque Colman de Lindisfarne ; en supposant qu'il n'ait eu que vingt ans à l'époque de la mort de Columba en 597, il en aurait eu plus de quatre-vingts lors de sa promotion à l'épiscopat en 661, et serait mortpresque cenlenaireen 675. Cf. Lanigan, op. cit., t. III, p. 59-6L
ET LES GRANDES ABBESSES EiN NORTHUMBRIE. 57
quête spirituelle de la Northumbrie. Au nord de la Tweed, de cette rivière qui sépare aujourd'hui l'Angleterre de FEcosse, et à moitié chemin environ de Lindisfarne à la frontière scotique, ils avaient établi une sorte d'annexé ou de noviciat, où se recrutaient et se préparaient les rehgieux destinés aux laborieuses épreuves de l'apostolat : les uns venus d'Iona, d'Irlande et des pays scotiques, comme leurs évêques ; les autres pris dans les rangs des néophytes saxons'. Cette succursale de Lindisfarne et d'Iona eut pour nom Melrose, non pas le Melrose cistercien dont Walter Scott a popularisé le nom et dont les ruines pittoresques attirent tous les visiteurs de ce quadrilatère fameux que forment les quatre plus belles ruines de l'Ecosse, Kelso, Jedburgh, Dryburgh et Melrose ; mais un Melrose plus ancien et plus saint, dont le souvenir a été trop effacé par sa brillante progéniture. C'était sur une sorte de promontoire arrondi, formant presqu'île dans le courant sinueux de la Tweed, dont les bords sont en cet endroit de son parcours très abrupts et très boisés; c'était dans une solitude profonde, indiquée par son nom même [Mail-ross ou Mul-ross^ cap désolé)", que s'élevait le sanctuaire qui fut longtemps