‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 40 sur 201 · Bede, III · texte numérisé non relu

Bede, III

2. Bede, III, 18. Cf. WiLHEL. Malmesb.; Florent. Wigorn; Henric. HuNTiNGD.; BoLLAND., t. II Malt., p. 781 ; et t. XII Octob., p. 895. — Le P. de Biick,dans ce dernier volume (article de S. Sigebert), n'admet pas que ces écoles aient été, malgré leur importance, le berceau de Cambridge.

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béry était la gardienne naturelle en Angleterre'.

Mais bientôt un missionnaire celtique vint concourir à l'œuvre commune du roi et de l'évèque. C'était un moine irlandais, nommé Fursy, de très noble naissance et célèbre depuis sa jeunesse dans son pays, par sa science et ses \'isions (638-650). On voudrait pouvoir, à l'exemple de Bede, interrompre la suite des vicissitudes de la propagation évangélique en Angleterre, pour se reposer quelque peu dans les contemplations prodigieuses de ce fameux précurseur de Dante. Bede tenait ces récits d'un vieux moine est-anglien de sa conmiunauté, aussi pieux que véridique, qui avait entendu raconter au saint Irlandais lui-même ses visions, pendant que cet homme prodigieux, à peine couvert d'un vêtement léger durant les rudes hivers de ce littoral anglais glacé par les vents d'est, était tout baigné de sueur, au seul souvenir des transes defi^ayeur ou d'émotion qu'il avait traversées.

Dans la principale de ces visions, où Ampère et Ozanam se sont accordés à reconnaître une des sources poétiques de la Divine Comédie, le moine irlandais fut admis à contempler les châtiments réservés aux péchés les plus abominables de son temps. (( Regarde, » lui dit un ange ; a regarde ces « quatre feux qui consument le monde : le feu du

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