‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 58 sur 201 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Juvenis optimus, ac régis nomine ac persona dignissimus,. . nisi fidem Christi et baplisma cum gente cui prseerat, acciperet. At ille, audita praîdicatione veritatis, et permissione regni cœlestis, ^peque resurrectionis ac futurœ immortalilalis, libenter se christianum fiere vclle confessus est. ellamsi virginem non acciperet, Bede in, 21. ...

mais une sainte ^ , destinée à confirmer par un nouvel exemple la loi providentielle qui, parmi les descendants d'Odin, choisissait les plus signalés par l'obstination et la férocité de leur paganisme, pour en faire la tige d'une race de saints et surtout de saintes. On aimerait à avoir plus de détails sur les causes qui rapprochèrent ces deux jeunes princes, qui en firent deux amis et deux frères, avant qu'ils devinssent beaux-frères. Nous savons seulement qu'Alchfrid fut celui de tous les prédicateurs qui exerça le plus d'empire sur la conviction de son ami. Le futur roi des Merciens se fit donc baptiser par l'évêque Finan, à la villa près de la muraille romaine, au même endroit et presque à la même date que le roi des Saxons de l'Est (653). LesEorls, les Tlianes et les hommes de guerre (ceux qu'on appellera plus tard comtes, seigneurs et chevaliers) qui avaient accompagné le jeune Peada à la cour du roi de Northumbrie, furent baptisés en même temps que lui, ainsi que tous leurs domestiques^.

Tous les compagnons du prince mercien, ramenant avec lui sa jeune épouse, et revenant chrétiens comme lui d'un pays déjà chrétien depuis vingt ans, constituaient un noyau précieux et efficace pour la

1. Elle s'appelait, comme la femme de l'héroïque Oswald, Kyneburga, et se fît plus tard religieuse avec sa sœur Kyneswilha. 1. Bede, III, 21.

PAR LES NORTHUMBRIENS. 123

conversion future et totale de la Mercie. Oswy leur avait adjoint, en qualité de missionnaires, quatre religieux formés à Lindisfarne, et pourvus de la science et de la A^ertu qui lui seml)laient nécessaires pour évangéliser la nouvelle province qu'il s'agissait de conquérir pour le Christianisme. Trois d'entre eux étaient Anglo-Saxons, et parmi ces trois comptait ce Cedd, qu'Oswy rappela presque aussitôt pour lui confier la mission d'évangéliser les Saxons de l'Est. Le quatrième, nommé Diuma, était Celte de naissance. Ce fut lui qui devint le premier évêque des Merciens. Ces missionnaires obtinrent un succès aussi prompt qu'inespéré. Les Middle- Angles les écoutaient avec une sympathie visible, et chaque jour les nobles et les gens du peuple venaient en grand nombre demander le baptême*.

L'attitude du sauvage Penda à l'endroit de son fils et des compagnons de ce fils nouvellement convertis, fut aussi singulière qu'inattendue. On devait croire que ce féroce et infatigable ennemi des rois et des peuples chrétiens de son voisinage deviendrait le persécuteur violent de ses sujets chrétiens. Mais il n'en fut rien : aussi bien le récit de ses efîrovables ravages en Northumbrie et ailleurs ne signale aucun trait d'acharnement spécial contre les chrétiens : à coup sûr, il ne les épargnait pas, mais rien n'indique

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