‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 59 sur 201 · Bede, m · texte numérisé non relu

Bede, m

qu'il les ait poursuivis d'une haine particulière. Quant à son propre royaume, non seulement il ne fit rien pour châtier son fils aîné et les autres néophytes, mais il permit aux missionnaires northumbriens de prêcher librement l'Evangile à tous ceux qui voulaient les écouter dans les contrées dont il s'était réservé la souveraineté exclusive. Ce barbare, ce dévastateur , ce païen donnait ainsi un exemple de tolérance dont auraient pu profiter beaucoup de chrétiens dans des siècles plus éclairés que le sien. Il se bornait à témoigner hautement son aversion et son dédain à ceux qui, après avoir reçu la foi du Christ, n'en pratiquaient pas les œuvres, ce II faut, » disait-il, « mé- (( priser comme des misérables ceux qui méprisent « les lois du Dieu auquel ils croient ^ » -

Penda n'en demeurait pas moins l'implacable ennemi des princes et des peuples de la Northumbrie. Cette opiniâtreté sanguinaire dans la haine le conduisit à sa perte.

Ce ne fut qu'à la dernière extrémité qu'Oswy résolut d'engager un conflit suprême avec le terrible ennemi qui avait vaincu et immolé ses deux prédécesseurs, Edwin et Oswald. On l'a vu marier son fils et sa fille aux enfants de Penda; il lui donna un autre de ses fils en otage. Mais Penda ne voulait entendre à aucune paix durable. Pendant les treize ans

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