‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 73 sur 201 · Voir plus haut, page 110, Cf. Bede, Kl · texte numérisé non relu

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mandé Alchfrid, pour l'usage personnel de ce prince et de sa cour ^ .

I] faut que l'influence de Wilfrid ait grandi rapidement pendant les quatre ou cinq ans (659-663) qui suivirent son retour en Angleterre , et qu'il ait déployé dans sa lutte contre l'esprit celtique une grande activité, pour avoir amené si promptement la crise décisive que nous allons raconter. Il faut remarquer que lui seul en eut l'initiative et la responsabilité. Dans ce conflit où il s'agissait avant tout de la prépondérance romaine, on ne voit aucune trace d'une mission ou d'une impulsion quelconque de Rome. La colonie romaine de Cantorbéry, qui avait d'ailleurs pour chef un métropolitain anglo-saxon, ne prêtait à Wilfrid aucun concours direct, et en Northumbrie comme dans les royaumes voisins convertis au christianisme par des apôtres celtiques , il ne pouvait trouver d'autre appui que le souvenir des efforts avortés des premiers missionnaires romains, ou l'influence restreinte des prêtres qui accompagnaient les princesses de la race desHengist, entrées par leur mariage dans d'autres dynasties de la descendance anglo-saxonne d'Odin ; ou bien encore le témoignage des voyageurs qui, en arrivant de Cantorbéry ou de France, pouvaient s'étonner de voiries chrétiens du Nord, con-

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