‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 85 sur 201 · Voir plus haut, page · texte numérisé non relu

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3. Elle fut d'abord nommée Medehanistede, ce qui veut dire : la demeure dans la prairie.

vement s'élever au milieu de ces vastes marécages, qui formaient une sorte de frontière naturelle entre les Saxons du centre et de l'Est, entre la Mercie et l'Est- Anglie.

Peada périt de mort violente , dès le début de l'œuvre^ (656). Mais elle fut reprise et continuée avec zèle et persévérance par son jeune frère, Wulphère, celui-là même qui avait été pris pour chef par les Merciens révoltés contre la domination northumbrienne, et qui, baptisé, comme l'avait été son frère aîné, par le second évèque celtique de Lindisfarne" , montra toujours un zèle ardent pour la propagation et la consolidation du christianisme dans son royaume. Ses frères puînés et ses deux sœurs, dont l'une était mariée au jeune roi Alchfridde Northumbrie, Fami de Peada et de Wilfrid,tous les loitan, c'est-à-dire les sages et les grands, laïques ou ecclésiastiques de son conseil public^, l'encourageaient de leur mieux à parachever la première grande fondation monastique de leur vaste royaume.

L'abbé, désigné dès l'origine, était un moine nommé Sexwulf, issu d'une famille noble et riche.

1. Par la trahison de sa femme, fille d'Oswy et sœur de son ami Alchfrid, lequel ayant épousé sa sœur était ainsi deux fois son beau-frère. Biîde, III, 24; Cliron. Anglo.-Sax. ad an. 655.

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