‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 84 sur 201 · BEDE, m · texte numérisé non relu

BEDE, m

Eï LE PRJMAT THÉODORE. 187

ceiidants du féroce Penda, le plus obstiné et le plus invincible des païens, étaient destinés à devenir d'intrépides champions du christianisme ou des modèles de la vie monastique. Des huit enfants qu'on lui connaît, trois fils qui régnèrent successivement se signalèrent tous par leur zèle religieux, et le troisième se fit moine après trente ans de règne ; puis trois filles, dont deux comptent parmi les saintes du calendrier anglais, finirent leur vie dans le cloître' . L'aîné de ses fils, Peada, le gendre d'Oswy, le beau-frère et l'ami d'Alchfrid, le premier chrétien de la Mercie', avait continué à régner sur une partie de ce royaume, même après la défaite et la mort de son père, qui avait péri sous le glaive vengeur d'Oswy (655). Le beau-père et le gendre, plus unis par la foi que ne l'avaient été le père et le fils par les liens du sang, pensèrent à consacrer leur alliance par la fondation d'un grand monastère en l'honneur de Dieu et de saint Pierre, et ils choisirent à cette fin un site reculé à l'est de la Mercie.

Telle fut l'origine de l'abbaye de Peter])orough, le Biirg ou château de saint Pierre% la plus ancienne des célèbres maisons que l'on vit successi-

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