Vârin, Mémoire déjà cité. Glull. Malmksb., 1. c
Bretwalcla ou de suzerain de la confédération anglosaxonne dût le rassurer*. Mais le confident et le biographe de Wilfrid affirme que les Celtes (très injustement qualifiés par lui de quarto-décimans), avec l'aide du démon, obtinrent du roi qu'il profiterait de l'absence de Wilfrid pour nommer un des leurs évêque d'York à sa place'.
De l'aveu unanime, celui qu'Oswy substitua à Wilfrid était un saint. Il s'appelait Geadda^ C'était un moine, Anglo-Saxon de naissance, mais il avait été disciple de saint Aïdan ; il était frère de l'évêque Cedd, qui avait servi d'interprète à la conférence de Whitby, et dont nous aA ons raconté la mort suivie par celle de ses trente amis. Ceadda avait succédé à son frère comme abbé de Lastingham, de ce monastère qui était, après Lindisfarne, le principal foyer de l'esprit celtique en Northumbrie. Oswy voulut cependant que le nouvel évêque fût sacré non par des prélats du rit celtique, mais à Cantorbéry, par ce métropolitain saxon' qui
1. Faber, p. 16. — On voit bien la trace de cette rivalité du père et du fils dans ce passage de Bede : Rex Alchfiid misit Wilfriduin ad regem Galliaium, qui eum consecrari faceret episcopum... Imilatus industriam fiiii, rex Osvviu misit Cantiam, virum sanctum. .. UI, 28.