‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 103 sur 274 · Fabbri, Memor. di Ravenna · texte numérisé non relu

Fabbri, Memor. di Ravenna

voisins. L'archevêque de Ravenne, Marinieii, bien qu'ayant été lui-même moine avec Grégoire et son ancien ami, ne voyait qu'avec déplaisir cette grande communauté échapper à la plénitude de sa juridiction, et ce fut l'occasion d'une des contestations qui troublèrent leur vieille amitié * .

D'ailleurs ces nouvelles fondations ne lui faisaient pas oublier les anciens foyers de la ferveur monastique. On le voit féliciter l'abbé de Lérins du compte satisfaisant qui lui avait été rendu, par son légat Augustin, de la régularité et de l'unanimité qui régnaient encore dans cette île fameuse. On est ému de voir l'apôtre de l'Angleterre servir ainsi d'intermédiaire entre le grand pape issu du nouvel Ordre bénédictin et le plus illustre des anciens monastères gaulois, et l'on aime à apprendre, par la lettre de saint Grégoire, que son cœur paternel savait apprécier les aumônes qui lui arrivaient de Lérins sous la forme de plats et de cuillers envoyés par l'abbé pour le service des pauvres de Rome-.

Il étendait sa protection sur les moines en Orient comme en Occident. Dès les premiers débuts de son pontificat, il intervint avec énergie et persévérance

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