‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 105 sur 274 · J04N. DlAC.,II · texte numérisé non relu

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porte toujours vers les jours heureux qu'il avait passés sous le froc bénédictin. « Je na^âguais vent (( arrière, » écrivait-il à son ami saint Léanclre, évêque de Se ville, « quand je menais unevietran- « quille dans le cloître : la tempête m'a pris; j'ai (( perdu ma route: mon esprit a fait naufrage. Me (( voici battu des vagues, et je cherche la planche (( de votre intercession pour moi, afin que, n'ayant (( pas mérité de rentrer riche avec tout mon navire (( sain et sauf dans le port, je puisse au moins aborc( der sur cette planche un rivage ' . » Plus d'une fois peut-être alla-t-il chercher quelque soulagement dans ce cher monastère de Saint- André, où il avait joui de la vie religieuse et où une inscription antique ' constate qu'il se retira pour composer ses fameux Dialogues, ce monument si précieux de l'histoire bénédictine. Mais il ne pouvait s'accorder que trop rarement cette consolation et ce repos. Il se dédommageait de son mieux en s'entourant de ses anciens confrères, et fit décréter à cet effet, par le concile de Rome, en 595, que les officiers laïques et séculiers qui faisaient le service intérieur et secret auprès des papes seraient remplacés par des clercs et même par des moines choisis avec soin

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