‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 117 sur 274 · S. Grec, Epist., ix · texte numérisé non relu

S. Grec, Epist., ix

présent à mes regards, car je porte gravés au fond de mon cœur les traits de votre visage... Vous saurez lire dans votre propre cœur quelle soif ardente j'ai de vous voir, car vous m'aimez assez pour cela. Quelle cruelle distance nous sépare! Je vous envoie mes livres. Lisez-les avec soin, et puis pleurez mes péchés, puisque j'ai Tair de si bien savoir ce que je fais si mal. Ma lettre est bien courte : elle vous fera voir à quel point je suis écrasé par les procès et les orages de mon Église, puisque j'écris si peu à celui que j'aime le plus au mondée » Et plus tard : ce J'ai reçu votre lettre écrite avec la plume de la charité. C'est dans votre cœur que vous avez trempé votre plume. Les gens sages et honnêtes qui l'ont entendu lire en ont été sur l'heure émus jusqu'au fond de leurs entrailles. Chacun s'est mis à vous tendre la main de l'amour; on semblait non pas seulement vous entendre, mais vous voir avec la douceur de votre âme. Tous se sentaient enflammés d'admiration, et cette flamme de vos auditeurs démontrait la vôtre ; car on n'allume pas le feu sacré chez les autres sans en être soi-même consumé'. »

Cependant l'excès du mal annonçait sa hn, et l'Église allait remporter un triomphe subit et com-

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