Epist., IX
plet. Le tyran Léovigilde, le roi parricide', atteint d'une maladie mortelle, eut des remords : siu* son lit de mort, il ordonna le rappel de Léandre, etlo donna pour guide à son fds et successeur Récarède, en recommandant à celui-ci d'embrasser la foi catholique. Le nouveau roi, qui avait été comme son frère Télève de Léandre, s'empressa d'obéir. Il se fit aussitôt catholique et entreprit la conversion de son peuple. Après de longues controverses avec le clergé arien, il réussit à vaincre toutes les résistances, mais par la discussion et non par la force'. Quatre ans après son avènement (589), ayant sanctionné son règne par d'éclatantes victoires sur les Francs, il fit proclamer, au troisième concile de Tolède, l'abjuration de l'arianisme par le peuple réuni des Goths et des Suèves. Le roi y déclara que l'illustre nation des Goths, séparée jusqu'alors de l'Église universelle [)ar la malice de ses docteurs, revenait a l'unité et demandait à être instruite dans toute l'orthodoxie de la doctrine catholique. Il remit entre les mains des évêques sa profession de foi, écrite de sa main, avec celle de huit évêques ariens, de sa noblesse et de tout son peuple.
Gomme on le pense bien, Léandre, en qualité de