D'AcnERY, Ad. SS. 0. Ji., t. I, p 37G
trie de sainte Thérèse a données à l' Église *. Léandre, qui l'aimait tendrement, écrivit pour elle une règle spéciale-.
(( J'ai cherché, » lui dit-il dans le préambule de cette règle, « très-chère sœur, quelles richesses et quel patrimoine je pourrais te léguer : bien des choses fallacieuses me sont venues à l'esprit, que je chasse de mon âme comme on chasse de la main des mouches importunes. De tout ce que j'ai vu sous le soleil, il n'y a rien qui soit digne de toi... C'est au-dessus des cieux qu'il nous faut chercher la vraie richesse, le don de la sainte virginité... Je ne suis pas capable, sœur bien-aimée, d'en vanter le prix. C'est un don inefliible et caché. Ce que tous les saints espèrent être un jour, ce que l'Église entière s'attend à devenir après la résurrection, vous l'êtes déjà... Vous êtes la fine fleur du corps de l'Église et son plus pur levain, vous êtes l'offrande déjà agréée par Dieu et consacrée sur ses autels célestes^. Le Christ est déjà ton époux, ton père, ton ami, ton héritage, ta rançon, ton Seigneur et ton Dieu. »
Il la met surtout en aarde contre tonte intimité