Prœf. regnl
avec les femmes laïques, qu'il qualifie de sirènes et d'instruments de Satan'. Il condamne l'erreur de celles qui croyaient pouvoir consacrer à Dieu leur virginité sans s'enfermer dans un monastère, et en restant dans leurs familles ou dans des cellules isolées au milieu des villes, avec toutes les sollicitudes de la A ie domestique^. Il afffirme que la vie monastique régulière est identiquement conforme il celle que menaient les apôtres. Il rappelle à cette fille de noble race, à cette sœur et tante des rois visigoths, les obligations que lui imposait Tégalité chrétienne, et lui ordonne de regarder comme ses pareilles même les esclaves qui portaient le voile comme elle. « Leur naissance les a faites esclaves, leur profession en a fait tes sœm^s. Que rien ne leur rappelle leur ancienne servitude. Celle qui combat avec toi pour le Christ sous le drapeau de la virginité doit se réjouir d'une liberté égale à la tienne. En les acceptant pour tes sœurs, tu les auras d'autant mieux pour servantes, qu'elles t'obéiront non par l'obhgation de la servitude, mais par la liberté de la charité. Ce n'est pas que votre humilité doive les provoquer à l'orgueil. La charité tempère tout et vous conduira toutes à la fi^ontière de la même paix, sans enorgueillir celle qui a sacrifié