‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 178 sur 274 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

une suporstitioii diabolique, elle s'arrêtait au milieu de son cortège militaire pour en ordonner la destruction immédiate : malgré les cris furieux et la résistance acharnée de la population d'alentour, composée de Francs encore idolâtres qui voulaient défendre avec leurs épées et leurs bâtons lé sanctuaire de leur culte national, elle restait à cheval au mi heu de son cortège jusqu'à ce que Fédifice eût disparu dans les flammes ' .

Au bout de six ans de mariage, Clotaire fit tuer, sans qu'on sache pourquoi, un tout jeune frère de Radegonde, compagnon de sa captivité, qu'elle aimait tendrement et à qui nul crime ne pouvait être imputé.

La reine fut à la fois accablée et indignée de cet attentat, et d'autant plus qu'elle paraît, d'après quelques mots qui lui échappèrent plus tard, avoir été la cause innocente de la mort de son frère. (( Ce jour-là, » disait-elle, « je me suis sentie deux (( fois esclave • j'ai subi de nouveau tout le poids du (( joug ennemi". » Nul ne nous a dit ce qui se passa à cette occasion entre Radegond(^ et son maître.

1. BoLLAND., p. 76. — La religieuse Baudonivia, en racontant co trait, dit : « Quod audivimus dicimus, et quod vidimus testamur. » n est probable qu'avant de suivre la reine dans le cloître, elle fit parlie de sa maison laïque.

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