‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 21 sur 274 · Prologus Rerjulx · texte numérisé non relu

Prologus Rerjulx

tude. Pour mieux bannir l'oisiveté, qu'il appelle rennemie de l'âme', il règle minutieusement l'emploi de chaque heure de la journée selon les saisons, et veut qu'après avoir [célébré les louanges de Dieu sept fois par jour, il soit donné sept heures [)ar jour au travail des mains et deux heures à la lecture. Il impose des corrections sévères au frère ([ui perdrait à dormir ou à causer le temps destiné à cette lecture. « Si, » dit-il, « la pauvi^eté du lieu les oblige à rentrer eux-mêmes leurs récoltes, qu'ils ne s'en affligent pas, car ils seront véritablement moines s'ils vivent du travail de leurs mains comme nos pères et les apôtres. Mais que tout se fasse avec mesure, à cause des faibles-. Ceux qui étaient habiles dans la pratique d'un art ou d'un métier ne pouvaient l'exercer qu'avec la permission de l'abbé, en toute humilité; et si quelqu'un s'enorgueillissait de son talent et du profit qui pouvait en résulter pour la maison, on devait lui faire changer de métier, jusqu'à ce qu'il se fût humilié^. Ceux qui étaient chargés de débiter les produits du travail de ces ouvriers d'élite ne pouvaient rien retenir du prix au détriment du monastère, ni surtout

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