‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 22 sur 274 · Omnia autem mensurate liant, propter pusillanimes · texte numérisé non relu

Omnia autem mensurate liant, propter pusillanimes

3. Artifices si sunt monasterio... si aliquis ex eis cxtoUitur pro scientia artis suœ... Cap. 57.

raugmentor par avarice ; ils devaient les vendre toujours un peu moins cher que n'eussent fait les séculiers, pour la plus grande gloire de Dieu. Le travail était donc réglé dans le monastère comme dans un atelier pénitentiaire, et les fds des patriciens romains ou des seigneurs barbares qui en franchissaient le seuil s'y trouvaient soumis à la sévère égalité qui atteignait même l'ouvrier plus habile que le commun des moines, pour le réduire à l'hmnble niveau du laboureur ordinaire.

L'obéissance est aussi à ses yeux un travail ohedientise laborem ^ , le plus méritoire et le plus essentiel de tous. Un moine n'entre dans la vie religieuse que pour faire le sacrifice de soi. Ce sacrifice implique surtout celui de la volonté. Par un effort suprême de cette volonté encore libre et souveraine d'elle-même, elle s'abdique librement au profit du salut de l'âme malade, « pour que cette âme, en s 'élevant au-dessus de ses désirs el de ses passions, puisse se fixer pleinement en Dieu". » En renonçant à l'usage même légitime^ de sa volonté, le moine, soiunis à un supérieur qu'il s'est spontanément donné et qui est pour lui le représentant de Dieu même, trouve un rempart assuré contre les dérèglements de l 'amour-propre

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