Cap
3. Cap. 62. — On a vu plus haut, tome P^ page 293, que, dans les premiers siècles de son existence, l'Ordre monastique n'était pas re-
Un moine , choisi parmi les plus dignes , sous le titre de cellerier, était spécialement chargé, au nom et par ordre de Pabbé, de veiller à l'achninistration des biens du monastère, à la distribution de la nourriture, au soin du mobilier, de riniirmerie, en un mot , à tous les détails de la vie matérielle ^ . Enfin, r hospitalité la plus généreuse et la plus délicate était prescrite envers les pauvres et tous les étrangers qui visiteraient le monastère ; elle devait être exercée par les soins directs de l'abbé', mais sans troubler en rien la solitude des moines ni le silence de leurs cloîtres. Qu'on reçoive tout étranger, dit la règle, comme si c'était le Christ lui-même; car c'est le Christ lui-même qui un jour nous dira : .Fai été étranger, et vous m'avez reçu"\
La communauté ainsi fondée et gouvernée s'appuie en outre sur deux conditions indispensables à sa durée et à sa sécurité : le lien réciproque de tous ses membres par l'engagement solennel du vœu,
gardé comme faisant partie du clergé. Non seulement tous les moines n'étaient pas prêtres, mais ils comptaient parmi les laïques. Il est très difficile de suivre et de reconnaître les différentes phases de la transformation qui fit monter les moines de la condition laïque à celle qui leur a valu le titre et l'cTiistence de clergé rèQulier, par opposition au clergé séculier. — Mabillon a établi {Annal. Bénéd., liv. v. c. 17) que saint Benoît ne fut jamais ^jré^re, mais seulement diacre. Pierre de Blois le dit expressément. Epist. 86.