s. Greg., Bial., 1. ii, c
8 VIE DE SAINT BEiNOIT.
l'Anio par des digues et construire, au-dessous de ces lacs artificiels, des bains avec une villa délicieuse qui tira de sa position le nom de Sublaqueum, et dont on voit encore les restes informes. Il y résida quelquefois. Un jour, au milieu d'une fête, la coupe qu'il portait à ses lèvres fut frappée de la foudre * , et ce présage avait rempli d'une terreur inaccoutumée Famé du misérable. Le ciel avait marqué ce lieu à la fois du sceau de ses vengeances et de ses miséricordes. Quatre siècles après Néron, et lorsque la solitude et le silence eurent remplacé depuis longtemps les orgies impériales-, ce fut là qu'un jeune patricien, fuyant les délices et les dangers de Rome, alla chercher un refuge et la solitude avec Dieu (494). On l'avait baptisé sous le nom de Benedictus, c'est-à-dire bien dit ou béni, dont nous avons fait Benoît. Il sortait de cette illustre maison des Anicius, qui avait déjà domié tant de ses enfants à la vie monastique ^ Il était, par sa mère, le dernier rejeton des seigneurs de Nursie, ville de la