T4CITE, Annal., I, xiv, c
2. NiBBY, Topogra/ia dci coniornldiRoma;3xTivccELU,Disseriaz. sopra Vorig. di Subiaco, 1851.
3. Voir plus haut, livre 111, page 156. Cf. H.eften., Disquisit. monastic, 164i, Profeg., ii. Deux siècles après sa mort, on voyait encore les immenses ruines du palais de sa race aux l>ortes de Nursie. Adrevald., De Mirac. S. Bened., i, 1. — Nur- ••'ie, qui fut aussi la patrie de Sertorius, s'appelle aujourd'hui Norcia.
Sabine, où il naquit, comme on l'a dit, en 480. Il avait à peine qnatorze ans quand il résolut de renoncer à la fortune, à la science, à sa famille et au bonheur de ce monde. Se dérobant à sa vieille nourrice qui l'avait aimé la première, et qui seule le suivait encore, il s'enfonce dans ces gorges abandonnées et se met à gravir ces monts presque inaccessibles*. En chemiiij^ il rencontre un moine, nommé Romain-, qui lui donne un cilice et un habit monastique formé de peaux de bêtes. Poursuivant son ascension, et arrivé au milieu de F^il^rupte paroi du rocher qui fait face au midi et qui domine en surplombant le cours bondissant de l'Anio, il découvre une caverne sombre et étroite, sorte de tanière où ne pénètre jamais un rayon de soleil. Il y fixe sa demeure et y reste inconnu de tous, excepté du moine Romain, qui le nourrit du reste de son jeûne% mais qui, ne pouvant arriver jusqu'à sa cellule, lui tend chaque jour au bout d'une corde un pain et une clochette, dont le son l'avertit de cette nourriture que la charité lui apporte.
Il vit trois ans entiers dans cette sorte de