‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 40 sur 274 · IIS · texte numérisé non relu

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niai où il était né, à Textrémité de la Galabre et au bord du golfe de Squillace, tirait son nom des nombreux viviers ou réservoirs pour le poisson qu'on y avait creusés dans le roc. C'était un séjour ravissant, et qu'il a décrit avec amour en termes dignes de cette région délicieuse , où une mer d'azur vient baigner des rivages revêtus d'une incomparable et perpétuelle verdure. Les édifices en étaient aussi vastes que magnifiques. On eût dit de loin une ville tout entière. Il y avait même deux monastères pour les nombreux disciples qui se groupèrent autour de l'illustre vieillard. De plus , ceux qui se croyaient appelés à une vie plus austère que celle des cénobites, dont la demeure s'étendait sur les riants coteaux du bord de la mer, trouvaient, en gravissant la montagne qui les dominait, des cellules isolées où ils pouvaient goûter, dans toute sa pureté, le suave et secret bonheur de la solitude absolue , si toutefois, ajoute ce grand serviteur de Dieu, leur cœur s'y était préparé par un essor intérieiu*' .

Lui-même, successivement moine et abbé, passa près de trente années dans cette retraite , occupé à gouverner sa communauté, et à y imir l'étude des sciences et des lettres à la poursuite de la vie intérieure. Pendant sa carrière politique, il avait usé de

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