s. Grec, l. c
2. Voir de précieux détails sur ces douze monastères dans les Memorie storiche délia S. Grotladi S. Benedelto sopra Subiaco, parD. ViNc.BiNi, abbéduSagro Speco, en 1840. Cf. Yepes, Cronica gênerai de S. Benito aàdinn. 510. — Voiraussile travail excellent de M. l'abbé Barbier de Montault, (lublié par les Annales archéologiques deBwROîi, t.XVlIletXlX, 1859. Les fresques et les inscriptions qui font de ce sanctuaire un monument si précieux pour l'archéologie chrétienne y sont décrites avec une grande exactitude. Ces fresques, dont plusieurs remontent au xiii" siècle, ont été reproduites au Irait dans un volume in-folio iniHulé I nimagine del Sacro Speco et publié àRome par unanonyme belge,*Imprimerie de laR. C. A. 1855.
rieur d'une nombreuse communauté de cénobites. Laïques et clercs, Romains et Barbares, vainqueurs et vaincus affluaient également, attirés par la renommée de ses vertus et de ses miracles. Pendant que le célèbre Théodoric, à la tête de ses Gotlis, jusqu'alors invincibles, détruisait la royauté éphémère des Hernies, s'emparait de Rome et dominait l'Italie, d'autres Goths venaient chercher la foi, la pénitence et la discipline monastique sous les lois de Benoît'. A sa voix ils s'armaient de la faux et de la cognée, et employaient leur robuste énergie à extirper les broussailles et à défoncer le sol que le désert avait reconquis depuis Néron. Les peintres italiens des grands siècles de l'art nous ont légué mainte représentation de la légende rapportée par saint Grégoire, où l'on voit Benoît rendre à un Goth, devenu frère convers à Subiaco, l'outil que cet ouvrier zélé mais malhabile avait laissé tomber au fond du lac, et que l'abbé, comme le prophète Elisée-, en avait miraculeusement retiré. (( Prends ton fer, » avait dit Benoît au bûcheron barbare, « prends, travaille et console-toi. » Paroles symboliques oii l'on aime à voir comme un abrégé
1. n faut noter que, dès le iv^ siècle^ on avait vu des moines goths dans les environs de Constantinople, et que saint Jean Chrysostoine eut des relations avec eux. Bulteal, Hist. mon. d'Orient, p. 463.