‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 80 sur 274 · Par exemple, Déinétrius, évèqiie de Naph · texte numérisé non relu

Par exemple, Déinétrius, évèqiie de Naph

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leurs fonctions et de leurs démonstrations pieuses ; car, dit-il, la prière est vaine, si la conduite est mauvaise ^ Il ne se contentait pas de mœurs régulières et d'une foi irréprochable : il les voulait encore suffisamment pourvus d'énergie et de capacité, car, « au temps où nous sommes, » disait-il, « il ne faut confier le pouvoir qu'à ceux qui sauront se préoccuper non seulement du salut des âmes, mais aussi de la défense et des intérêts temporels de leurs subordonnés' )). Il poursuivait de toute son indignation les évoques prévaricateurs qui avaient osé employer l'excommunication pour venger leurs injures personnelles^ Son autorité sérieusement paternelle dédaignait les hommages puérils ou vexatoires. Il écartait avec répugnance les démonstrations outrées de respect envers lui oii se complaisaient certains évêques. « Je n'aime pas, » disait-il, (( ces exagérations vaines et sottes*. » Il refusait et prohibait les présents que lui offraient d'autres prélats; et lorsque l'évêque de Messine, contrairement à cette défense, lui eut envoyé des vêtements précieux, il les fit vendre et en expédia le prix au donateur indiscret'. Il fixa à cinq ans au lieu de

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