‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 83 sur 274 · Episf., I, 35; vir · texte numérisé non relu

Episf., I, 35; vir

2. Jam Barbaricinos, Sardos et Campaniae rusticos, lam prœdicalionibus quam verberibiis emendatos, a paganizandi vanilate removerat. Joan. Diac, m, 1.

3. Epist., i\, 26. Je ne puis m'empêcher de rappeler ici que, au xviii^ siècle, les puritains du Maryland employèrent précisément le même moyen dès qu'ils eurent la majorité, pour essayer de pervertir les catholiques qui les avaient reçus dans cette colonie fondée

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cher les juifs au baptême par Tappat d'une diminution du tiers de leurs fermages.

Il donne déjà cette triste raison qui a servi depuis à d'autres convertisseurs : « S'ils ne se convertissent pas assez sincèrement, leurs enfimts du moins seront baptisés avec de meilleures dispositions ' . » Mais c'était encore un progrès sur la coutume des juges, et même desévêques, qui donnaient à prix d'argent aux paysans la permission d'adorer leurs dieux, et prélevaient ce tribut même après la conversion de ces païens. 11 interdisait avec soin toute vexation imposée aux catholiques anciens ou nouveaux sous prétexte d'hérésie, et toute violence contre les schismatiques même obstinés-. Il n'en réussit pas moins à détruire en Afrique l'hérésie des donatistes, qui durait depuis près de deux siècles, et qui avait usé les forces de saint Augustin : il y procéda avec autant de prudence que d'énergie, en respectant les anciens usages non contraires à la

par eux, sous la condition expresse de la liberté religieuse pour tous. Voir Ed. Laboulaye, Histoire des États-Unis, t. P'.

1. Epist., V, 8. — C'est ce que répétait M"^^ de Maintenon, après la révocation de 1 edit de Nantes.

2, Epist., V, 15. — Schismalicos ad lecipiendam satisfactionem venire invitabat, quibus etiani, si nusquain ad unitatem Ecclesiee redire voluissent, nullam se facturum violentiam promittebat- JoAN. DiAC, IV, 37. Epist., iv, 49, >- Notons encore son extrême douceur envers certajns chrétiens de l'île de Corse qui étaient retombés dans le paganisme. Epist., viii, t.

foi catholique, et en refusant d'approuver les mesures trop rigoureuses décrétées par le concile de Cartilage contre les évêques qui ne poursuivaient pas les hérétiques avec assez d'ardeur ^ . A partir de ce concile, tenu en 594, les donatistes disparaissent de l'histoire.

Il eut également le bonheur de terminer le schisme dit d'Aquilée, qui depuis un demi-siècle séparait du corps de l'Eglise les évêques de la Vénétie et de Plstrie, défenseurs obstinés des Trois Chapitres condamnés au cinquième concile général ; et quoique ce schisme eût pour base une sorte d'insurrection du sentiment latin ou italien contre l'intervention intempérante des empereurs d'Orient dans les jugements théologiques, Grégoire eut surtout à vaincre les artifices que les agents byzantins mettaient à entretenir la division.

On sait quels sont les services qu'il a rendus à la liturgie. Aucun pape ne Ta égalé sous ce rapport. Complétant et ordonnant l'œuvre de ses prédécesseurs, il a donné au saint sacrifice de la messe et aux offices de TEglise romaine leur forme définitive dans son célèbre Sacramentaire qui, retouché et augmenté pendant les siècles suivants, est demeuré le monument le plus auguste de la science liturgique. On peut dire en outre qu'il a créé et

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