‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 127 sur 520 · Matth., XI · texte numérisé non relu

Matth., XI

1. S. Basile, RegiiJœfus. tract., int. lo, P. G., XXXI, 343-347.

de s'aguerrir en s'exerçant à supporter les peines et les ennuis. Les difficultés qu'il rencontrera plus tard lui causeront moins de surprise. Elles ne le feront point reculer pour revenir dans le monde s'exposer aux railleries des hommes ^ 11 a besoin d'un cœur résolu et d'une âme virile. Un moine expérimenté qui place audessus de toute considération la gloire et la volonté divine sera pour lui un guide précieux. Qu'il se préoccupe de le trouver'-^.

En Mésopotamie, les postulants passaient dans l'intérieur du monastère un temps assez long pour leur permettre de voir et d'être vus. Ce noviciat leur donnait le moyen de ne s'engager qu'en parfaite connaissance de cause. Dans ces conditions, l'inconstance était beaucoup moins à craindre. Les monastères échappaient à l'encombrement qui serait promptement arrivé s'ils ne s'étaient pas prémunis contre des désirs intempestifs. Le novice était confié durant son épreuve à un ancien qui prenait soin de le former àla pratique de la vie religieuse et de l'encourager au milieu des tentations s.

Son noviciat terminé, on admettait le postulant au sein de la famille monastique en recevant ses engagements ou sa profession. La tradition de l'habit religieux formait partout l'élément essentiel de cette cérémonie. Elle se trouve en Egypte, dans la Péninsule sinaïtique "î, en Palestine s, en Mésopotamie 6, et en Cappadoce.

Le nouveau moine recevait toujours la livrée de son état des mains d'un ancien. Une moniale pouvait cependant la donner à un homme ; ce fut le cas d'Evagre du Pont, qui la reçut de Mélanie l'Ancienne 'î'.

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