ÂctaSanct., oct., t. IX
ïo. Pallade, xix-xx, 1061. Vie copte de Macaire, 239. 1 1. Id., XXX, 1087,
TOPOÇRAPHIE MONASTIQUE 9
permettaient pas d'être aussi nombreux qu'en d'autres contrées i. Les moines furent donc rares en Libye. Ils ne semblent guère s'être multipliés dans la Cyrénaïque. Ils n'y furent pas cependant tout à fait inconnus 2.
Alexandrie, qui était la capitale civile et religieuse de l'Egypte, avait dans son sein un certain nombre de religieux, sans parler des allants et venants que les intérêts spirituels ou temporels de leurs maisons y attiraient de toutes les provinces. Les uns habitaient les monastères de la ville ; les autres étaient attachés par les patriarches au service de l'Église s. On y voyait aussi des communautés de vierges ^. La banlieue était le séjour de prédilection des moines. Pallade et Sozomène disent que leur nombre atteignait deux mille s. L'archevêque Théophile bâtit à Canope, sur les ruines d'un temple païen, un monastère où il introduisit les observances de Tabenne 6, Ceux, de Fouah "^j de Diolcos, de Panéphyse, deThmuis, se trouvaient dans le delta du Nil^. Péluse, qui était sur la dernière branche orientale du fleuve, en possédait plusieurs, soit dans ses murs, soit dans le désert qui l'avoisine 9, en particulier sur le mont Lychnos. Il y en avait à Rhinocolura et à Clysma.
D'après une tradition accréditée au IV^ siècle, cette dernière ville se serait trouvé sur l'itinéraire suivi par les Hébreux au sortir de l'Egypte lo. Il semble que les religieux de cette époque aient éprouvé une certaine prédilection à se fixer dans les