‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 167 sur 520 · S. Nil, 1. 111, Epist. 241, P. G., LXXIX · texte numérisé non relu

S. Nil, 1. 111, Epist. 241, P. G., LXXIX

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celle adoptée par saint Pakhôme. Son allure était plus militaire; Ils distribuaient les moines par groupes de dix : neuf frères et un doyen. Si l'importance du monastère le permettait, dix dizaines formaient une compagnie de cent, dont le chef avait sous ses ordres tous les doyens. Ceux-ci étaient les pères spirituels de leurs moines ; ils veillaient sur eux le jour et la nuit et les' conduisaient à l'office, au travail, au repas et à la conférence. C'était à eux de prescrire à chacun la tâche qu'il devait exécuter, de recevoir ce qu'il avait fait et de remettre le tout à l'économe i. Au réfectoire, ils donnaient aux servants le signal de prendre la nourriture et d'enlever les ustensiles ^ Les moines leur demandaient les permissions et tout ce qui leur était nécessaire 3. Il y avait une dizaine spéciale pour les jeunes ; le doyen s'occupait de parfaire leur formation religieuse ^. C'est lui qui réprimandait et punissait les moines placés sous sa conduite; il devait s'acquitter de cette tâche avec une grande modération s.

Ces monastères avaient à leur tête un supérieur ou père, à qui l'économe rendait compte tous les mois du travail exécuté par les religieux 6. Dans les communautés nombreuses, des officiers inféférieurs, renouvelables toutes les semaines, lui prêtaient leur concours'''. A Scété et à Nitrie, l'économe ou dispensateur, chargé de l'administration temporelle, pourvoyait aux besoins de tous s. Cassien nomme cette fonction diaconia. C'était bien, en effet, un service, un ministère. Les souvenirs bibliques, si familiers aux moines, leur montraient vite l'analogie qui existait entré cette fonction et celle que les apôtres donnèrent aux premiers diacres de Jérusalem. Elle était d'ordinaire confiée à des hommes d'un certain âge et d'une grande vertu, choisis par le conseil des anciens. Les fidèles du voisinage leur portaient les. offrandes qu'ils destinaient aux serviteurs dé Dieu. Cassien fait l'éloge de l'abbé Jean, qui remplissait cet office dans un monastère de l'Egypte 9. Ce Jean

1. s, Jérôme, Epist. 22, n° ,35, P. L., XXH, 420, S. Augustin, De moribus Ecclesiœ., .1. I, P. L., XXXII, 1338.

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