‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 17 sur 520 · Rufin, xxii-xxui · texte numérisé non relu

Rufin, xxii-xxui

10. Julien, Sinat et Syrie, souvenirs bibliques et chrétiens, p. 40.

lieux consacrés par leurs principales étapes. On les rencontre dans la péninsule Sinaïtique, à Raithe, près d'Ayoum-Mouça, que l'on confondait alors avec l'Elim de l'Exode, aux douze fontaines et aux soixante-dix palmiers'. Quarante-trois moines y furent massacrés par les Barbares, vers 373, sous le règne de l'empereur Valens^ Ils étaient là depuis de longues années. Vient ensuite la cité monastique de Pharan, dans l'oasisde Feiran, que. l'on identifie avec Raphidim 3, et où se voient encore les ruines de nombreux monastères ^. La solitude du Sinaï attira de bonne heure les hommes épris par les grands souvenirs religieux et par les sites grandioses. Les massacres de Tannée 373 ^ ne purent arrêter le mouvement des vocations. La pieuse pèlerine Silvie, qui visita ces lieux, vers 385, y rencontra des cénobites et des anachorètes 6. L'arrivée de saint Nil et de son fils Théodule, 390, fixa plus encore, s'il était nécessaire, l'attention sur cette célèbre retraite. Les cénobites étaient principalement groupés autour d'une église bâtie sur la place qu'avait occupée le buisson miraculeux, d'où le Seigneur fit entendre sa voix à Moïse '^. C'est là que se trouve actuellement le monastère schismatique de Sainte-Cathenne s. On en voyait d'autres au lieu de la promulgation de la Loi 9, et à l'endroit où furent martyrisés les quarante premiers religieux ^o. Les anachorètes étaient disséminés sur les flancs de ces saintes montagnes, le long de leurs profondes et pittoresques vallées, et dans les plaines qui s'étendent à leurs pieds. Plusieurs avaient leurs habitations fort distantes les unes des autres ".

* En suivant la route parcourue par les Israélites à travers l'Ara-

!. Ex., XV, 27, yerba seniornm. P. L., LXXIII, 1008.

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