De temperantia, ibid
12. Dejejuniç, ibid.,i 109-1 1 18. On constate des analogies entre certains passages des œuvres de Marc et des homélies de S. Macaire, dont il sera bientôt question. H y a eu évidemment influence de l'un sur l'autre.
ouvrage sur la Perfection spirituelle^, où il traite pour des moines de la théologie ascétique et mystique avec une élévation et une clarté qu'il serait difficile de rencontrer ailleurs à cette époque.
L'abbé Zosime, qui vivait en Palestine au siècle suivant, n'a rien écrit, mais l'un de ses disciples a rédigé quelques-unes de ses conférences^. Elles roulent principalement sur la pauvreté, les privations et la patience. Leur lecture donne une idée de ce que pouvait être l'enseignement ascétique dans les solitudes palestinniennes.
Saint Jérôme avait distribué déjà aux moines de ces contrées une doctrine spirituelle sûre, vigoureuse et précise. On en trouve la trace dans ses commentaires et dans quelques-uns de ses traités. Mais c'est surtout à sa correspondance qu'il doit d'être rangé parmi les écrivains ascétiques. Saint Basile et saint Jean Chrysostome s'étaient servis maintes fois de la forme épistolaire pour communiquer à certaines âmes leurs pensées. Après eux et après le solitaire de Bethléem, saint Isidore de Péluse et saint Nil ont adressé à leurs disciples et à un grand nombre de moines des lettres pleines de conseils sages et pratiques. Isidore, moine et prêtre sur une montagne voisine de Péluse (mort vers 450^, exerça sur ses contemporains la plus heureuse influence. Ses deux mille lettres, parvenues jusqu'à nous, le montrent en relation avec des évêques, des prêtres, des dignitaires de l'empire, les soldats, des hommes de toutes conditions. Celles qu'il écrivit aux moines sont très nombreuses. Tantôt il encourage une âme à la recherche de la perfection et il la félicite d'une vertu acquise ; tantôt il réveille un religieux tiède, lui manifestant les dangers d'une habitude mauvaise, lui indiquant le moyen de surmonter une tentation. C'est, en un mot, la correspondance spirituelle la plus intéressante, la plus complète et la plus variée que nous ait léguée l'antiquité chrétienne 3. Malheureusement nous ne possédons que des extraits des lettres elles-mêmes.
1. Diadochi, Ceiitnm capila de perfecHone spiriltiali, P, L., LXV, 11 67-1 2 12.
2. y^èèfl//s Zo5//w«.' a//oç2«'<ï, P. G., LXXyiII,, 1679-1702. .