Oisise, Dqctrina, 26, 38-39, P. G., XL
10. Pallade, Hisi. laus,, xxxix-xli, P. G., XXXIV, 1 103-1 104. Pachomii vita, 22, ^ctaSancl. Maii, t. III, 304. Ladeuze, ouv. cit., 275-278.
u. S. Pakhôme, /?efl-., 66, 67,68.
qu'ils s'imposaient ainsi était fort pénible dans Utiè contrée ou les ardeurs du soleil rendent le sable brûlant. Saint Pakhôme, qui allait au travail sans chaussure, s'enfonçait souvent des épines dans les pieds. Son exemple était suivi par d'autres, malgré les souffrances auquelles ils s'exposaient 1. Les moines d'Egypte étaient aussi mortifiés sur ce point que leurs frères de la Haute-Thébaïde. L'usage de la chaussure, pensaient ils, était condamné par l'Évangile 2. Mais à cause de la chaleur de l'été et aussi du froid, qui était rigoureux le matin et pendant la nuit, ils protégeaient la plante de leurs pieds contre le contact du sol avec des sandales, qu'ils quittaient, par respect pour l'Eucharistie, quand ils allaient célébrer ou recevoir les saints mystères 3. L'abbé Isaïe ne permettait cette chaussure que penda;nt les voyages ^.
Les vêtements des moines de l'Egypte et de la Thébaïde ne leur étaient pas toujours un abri suffisant, surtout pendant les riuitS; qui sont, dans le désert, sujettes à des changements de température" considérables. 11 leur fallait quelquefois allumer du feu poiir se chauffer 5. Saint Pakhôme interdisait seulement d'en faire dans les cellules^. Les moines allumaient leur foyer en frappant sur un silex jusqu'à ce qu'il en jaillît une étincelle'^.
Nous possédons peu de renseignements sur le costume des moines de Palestine. Saint Hilarion se couvrait d'un sac grossier, qui lui tenait lieu de tunique. II le gardait jusqu'à ce qu'il tombât de vétusté, sans le nettoyer jamais, Pourquoi, pensait-il, chercher la propreté dans un cilice? Il portait, en outre, une